mardi 11 août 2009

Ce que le Canon EOS 5D Mark II a changé pour moi en photo

Après avoir parlé du Canon EOS 5D Mark II à quelques reprises (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8) et avant de revenir sur son mode vidéo, voici un petit panorama de ce que cet appareil à changé pour moi en photo. Auparavant, j'utilisais principalement un Canon EOS 5D (donc le modèle précédent) et pourtant, les différences sont telles que je ma façon de photographier a évolué de manière significative.

Un boîtier revu, corrigé, et même plus

Commençons par faire un tour des principales nouveautés du boîtier (par rapport au 5D) et voyons quelles peuvent en être les conséquences sur le terrain.
  • Le viseur est plus large (il passe de 95 % à 98 %). Le cadrage est donc plus précis.
  • Le viseur affiche par ailleurs la sensibilité (enfin !). Cela fait gagner un temps précieux lorsque l'on souhaite la contrôler.
  • L'écran de rappel des réglages affiche désormais la sensibilité en permanence (enfin !). Là aussi, cela fait gagner du temps.
  • L'écran LCD est plus grand (il passe de 2,5" à 3"). Mais surtout, il est beaucoup plus précis (il passe de 230 000 pixels à 920 000 pixels). Cela permet de sélectionner bien plus facilement les photos directement sur le boîtier (par exemple pour faire de la place sur une carte mémoire). On voit très rapidement si une photo est nette ou pas. Cela permet aussi en mode Live View (qui lui aussi est une nouveauté) de faire des mises au point manuellement de manière assez confortable (pour les photos ou les vidéos).
  • La cadence augmente également (elle passe de 3 photos par seconde à 3,9). Cela n'a pas vraiment d'importance pour moi, mais il est vrai que cela me permet sûrement d'attraper plus facilement des sourires quand je garde le doigt appuyé sur le déclencheur pour une petite rafale (voir cet exemple avec la deuxième photo d'une courte rafale de tout juste deux déclenchements).
  • L'autonomie de la batterie progresse clairement. Cela m'est surtout utile vis-à-vis du mode vidéo. Il me reste toujours de la batterie pour les portraits après un tournage.
  • Le boîtier est mieux protégé contre les éléments extérieurs comme l'eau, la poussière et le sable. Voilà qui est bienvenu sur la plage ou dans un grenier.
  • L'exposition est souvent plus pertinente pour moi qu'avec le 5D. Je peux ainsi m'appuyer plus fréquemment sur le mode que j'utilise le plus, le mode priorité à l'ouverture (Av), et j'ai donc moins recours au mode manuelle (M).
  • Un nouveau réglage fait son apparition : la priorité aux hautes lumières. La différence n'est pas flagrante, mais effectivement, elle est bien là. Je l'ai récemment exploitée pour des portraits à contre-jour (voir cet exemple).
  • Un dispositif de nettoyage du capteur est mis en œuvre (enfin !). Alors, j'hésite moins à changer d'objectif et je n'ai toujours pas eu besoin de faire nettoyer mon capteur.
  • Le capteur gagne énormément de pixels (il passe de 12,8 millions de pixels à 21 millions). Globalement, je n'en aurais pas forcément l'utilité. Mais cela m'est actuellement très précieux pour les photos de mon deuxième livre sur les jeux vidéo.
  • De nouvelles sensibilités sont accessibles (jusqu'à 6 400 ISO contre 1 600 sur le 5D, et même jusqu'à 25 600 ISO en poussant). C'est pour moi l'évolution amenant le plus de changements. Donc je détaille un peu ci-dessous.
Des hautes sensibilités vraiment exploitables

Avec le 5D, je m'arrêtais à 1 600 ISO pour garder des images exploitables en 20 sur 30 cm. Avec le 5D Mark II, je m'arrête à 6 400 ISO. Contrairement, cela signifie que j'ai besoin de quatre fois moins de lumière. Si à 1 600 ISO je suis à 1/5 de seconde, j'ai de grandes chances de faire une photo floue à main levée. Par contre, à 6 400 ISO, je serai à 1/20 de seconde et ma photo sera sûrement nette, d'autant plus si j'ai un objectif stabilisé et/ou une courte focale.

Avoir besoin de moins de lumière, c'est aussi pouvoir figer une action plus facilement. Imaginons un guitariste faisant un saut sur scène avec sa guitare pendant un concert. À 1/50 de seconde, il sera flou. À 1/200 de seconde, il sera sûrement net.

C'est encore... Ne pas être contraint à rester sur l'ouverture la plus large quand la lumière est faible. Et donc, cela permet de jouer davantage sur la profondeur de champ. Imaginons une photo le soir en intérieur, sans flash, avec un petit éclairage artificiel. À 1 600 ISO, il faudra ouvrir au maximum, peut-être f/4 (comme avec le Canon 24-105). La profondeur de champ sera alors petite. Par contre, à 6 400 ISO, on pourra fermer le diaphragme de deux crans et ainsi arrivé à f/8. La profondeur de champ sera alors moyenne, ce qui pourra être très utile si l'on photographie deux personnes qui ne sont pas tout à fait sur le même plan.

Le rapport aux photos à main levée n'est donc plus le même, pour résumer rapidement : moins de photos floues, la possibilité de figer plus facilement des actions et plus de liberté au niveau de la profondeur de champ. Mais aussi : se passer d'un trépied dans certains cas (ce qui peut rendre des photos possibles, par exemple dans un musée où les trépieds sont interdits). Et parfois, on verra mieux sur une photo prise presque dans le noir qu'avec nos propres yeux (voir cet exemple).

La photo au flash est également bouleversée par ces sensibilités élevées. Avec le 5D, je faisais mes portraits au flash à 400 ISO pour récupérer une petite partie de l'éclairage ambiant. Avec le 5D Mark II, je suis maintenant à 1 600 ISO. Le flash n'est alors que l'une des sources d'éclairage, parfois très discret (voir cet exemple). L'ambiance du lieu est ainsi plus présente (voir cet exemple avec un éclairage artificiel, la lumière de la fenêtre et un peu de flash au plafond). Par ailleurs, comme le flash est dans ce cas moins puissant, ses batteries durent plus longtemps.

On peut aussi aller plus loin en ne déclenchant tout simplement pas le flash. J'ai par exemple photographié un mariage pour des amis qui ne souhaitaient pas de flash. Le résultat est étonnant. Évidemment, l'esthétique n'est pas la même. Mais même les photos prises dans l'obscurité de la soirée atteignent pleinement leur objectif après un peu de post-production.

Et pour accompagner cela ?

Nous avons vu plus haut que l'affichage de la sensibilité était maintenant confortablement installé dans le viseur du 5D Mark II et en permanence sur l'écran de rappel des réglages. Nous sommes nombreux a avoir attendu cela, mais j'en voudrais encore plus pour pouvoir profiter davantage des nouvelles possibilités offertes par ces hautes sensibilités : une molette sur le boîtier pour régler la sensibilité. Au passage, je veux bien aussi un horizon dans la visée...

Prochain épisode : le mode vidéo du 5D Mark II !

Voir aussi : le récapitulatif.

1 commentaire:

quxetrey a dit…

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